Le couple à l’épreuve d’une fausse couche

21 février 2018 - 185 vues
Perdre un enfant alors qu’il n’est pas encore né est une épreuve que connaissent de nombreux couples. Trois femmes témoignent de cette perte et du deuil qui a suivi pour elles et leur conjoint.
 
«J’ai fait une fausse couche»: Ce n’est pas le genre d’information qu’une femme partage facilement. A plus forte raison, il est rare d’entendre un homme annoncer que sa compagne a perdu un bébé. Pourtant, selon certaines statistiques, les fausses couches précoces (moins de quatorze semaines d’aménorrhée) toucheraient une femme sur quatre. Natacha, Salomé et Mélanie partagent leur vécu et comment elles ont traversé ces pertes douloureuses, épaulées par leurs maris.

La culpabilité
«J’ai eu le sentiment que le sol s’ouvrait sous mes pieds.» C’est ainsi que Natacha, trente-quatre ans, se souvient du moment où son gynécologue lui a annoncé, ainsi qu’à son mari, la perte de leur bébé. A treize semaines, elle n’était qu’au début de sa grossesse, mais cette mauvaise nouvelle a ébranlé le couple, qui avait déjà mis une année pour concevoir ce bébé.
Après un premier contrôle normal, les deux conjoints se sentaient confiants et ils avaient même amené leur fille aînée de deux ans et demi pour assister à l’échographie. A l’incompréhension et à l’injustice ressenties s’est encore ajouté un fort sentiment de culpabilité: «J’ai pensé que mon corps n’avait pas fait son travail, que j’avais dû faire quelque chose de faux, trop d’efforts», détaille la trentenaire. Plusieurs années après cet événement, elle vivra encore une autre fausse couche entre ses deuxième et troisième enfants.
 
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Source - Family